Après midi Kerouac

Publié le par Etonnants Voyageurs

La maison des associations, rebaptisée pour ce week end maison de la contre culture, était à l'heure de Jack Kerouac cet après midi. Quatre films, deux lectures et un grand débat, tout un programme donc pour saluer la figure d'un géant de la littérature américaine, l'homme qui a jeté sur les routes des milliers de jeunes de par le monde par la simple force du texte, entraînant à son exemple tout ce que l'Amérique, puis l'Europe, comptait d'esprits aimantés par l'ailleurs, le voyage, la vie libre et sans frein qui vient nourrir l'esprit.

Lancé par un Jo Corbeau en grande forme et sa lecture du mythique Sur la route - une grande première pour le chanteur Marseillais, charmé par cet exercice de style imposé - l'après midi s'est partagé entre projections et interventions. De quoi ravir les spectateurs. Parmi les films diffusés citons Lowell Blues, Pull my Daisy, Kerouac the voice of the road et Portrait de Jack Kerouac... Insistons sur la beauté des images de Lowell blues, des images qui traduisent parfaitement la poésie des textes de Kerouac, le tout sur fond de blues, un véritable chef d'oeuvre.

Quant au débat, il a réuni sur le même plateau Jo Corbeau donc, mais aussi Yves Buin qui vient de publier une biographie de Jack Kerouac, Eric Sarner et Hervé Kemener, quatre passionnés de Kerouac, quatre véritables spécialistes de la contre culture... Dépassant la légende entourant le personnage, dévoilant un Kerouac grand voyageur bien sur, amoureux de Son amérique natale, mais qui n'adhérait pas aux thèses révolutionnaires, ne souhaitait pas de changement et qui ne s'est finalement jamais reconnu dans le mouvement post-beat generation : le mouvement hippie. Quant à nos quatres invités, emportés dans leur élan, ils ont largement débordé le cas Kerouac, pour aborder celui, plus général, de la beat generation et parvenir à cette conclusion : la contre culture ne s'est pas arrêté aux frontières d'un pays, c'était un mouvement international, universel. Cet après midi s'est achevé par une intervention de Yves Kemener sur les origines du plus Breton de tous les écrivains américains, un voyage à travers le temps sur les traces de ses ancêtres.

Et si à l'heure qu'il est vous n'avez encore jamais lu Kerouac (il n'est jamais trop tard pour bien faire), commencez donc par Les clochards célestes, une suggestion de Jo Corbeau qui le considère comme le meilleur livre jamais écrit par l'auteur, un conseil de passionné, un conseil à suivre donc...

Nathalie Moizan 

Publié dans Rencontres

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article