Les fées de Conan Doyle

Publié le par Etonnants Voyageurs

Qui mieux que Bernard Oudin, Pierre Dubois et Fabrice Bourland aurait pu animer cet après midi Conan Doyle? Un membre de la Société Sherlock Holmes de France, le spécialiste mondiale de l'elficologie et l'auteur du fantôme de Baker Street, on pouvait difficilement faire mieux... Et c'est ainsi que dans l'ambiance feutrée du théâtre Chateaubriand se sont alternées  rencontres et projections, autour de celui qui est avant tout connu pour être le père de Sherlock Holmes, même si pour l'occasion, le choix a été fait d'explorer d'autres facettes de sa personnalité, et notamment sa passion pour les fées, qui faisait l'objet de la dernière rencontre de cette journée.

L'imaginaire féérique tient une place importance Outre Manche, et avec un père qui peignait des fées, on peut dire que Doyle est tombé dedans dès son plus jeune âge. Mais jusque là rien d'extraordinaire : après tout quel enfant n'y a pas cru ? En revanche, alors que chez la plupart des gens la raison l'a emporté sur l'imagination, Doyle, lui, a continué à y croire et d'autant plus sincèrement lorsqu'en 1917 deux fillettes - Elsie Wright et Frances Griffiths - réussissent à immortaliser des fées sur papier glacé, des photos expertisées par les laboratoires Kodak qui n'y détectent aucun trucage.

Déjà spiritualiste et théosophiste convaincu, les photos des fées de Cottingley, qui en ont laissé plus d'un sceptique, trouveront un ardent défenseur en la personne de Conan Doyle, un homme qui comparait les fées à des étoiles, celles que l'on ne peut pas voir quand on les fixe mais que l'on peut furtivement apercevoir du coin de l'oeil.
De cet épisode naquit Les fées de Cottingley, un ouvrage important aux yeux de Doyle qui lui a pourtant fait perdre beaucoup en crédibilité. Quant aux photographies, élément déclencheur d'une polémique qui aura duré près de soixante ans, ce n'est que dans les années 80 qu'Elsie Wrigth a finalement dévoilé la supercherie : les fées n'étaient rien d'autres que des images découpées dans un magazine et plantées dans l'herbe...

Alors, grand naïf Sir Arthur Ignatius Conan Doyle ? Quoi qu'il en soit, décédé en 1930, jamais il ne connu le fin mot de l'histoire et sans doute s'est-il éteint croyant toujours aux fées.
Fairy Tales, a true story un film de Charles Sturridge est venu terminer cette après midi Doyle, retraçant l'histoire de Doyle au pays des fées.

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